L’entretien du lundi : Rodrigo Salinas

Flanqué de son numéro 18, il s’affirme au fil des semaines. Il a ajouté une touche chilienne au flanc droit du « H », et fait de plus en plus parler sa détente. Ce lundi, entretien avec Rodrigo Salinas, avant une semaine riche en émotions !

Rodrigo, tu sembles de plus en plus à l’aise depuis quelques matchs sous le maillot nantais. Peut-on dire que tu es actuellement à 100% de tes capacités ?
« J’ai eu un début d’aventure difficile, car je me suis blessé cet été, et cela a nécessité plus de deux mois de travail et d’efforts pour que je puisse m’intégrer véritablement au jeu de l’équipe. Aujourd’hui, cet épisode est derrière moi, et je commence, c’est vrai, à me sentir vraiment bien dans ce projet de jeu. Les sensations sont vraiment positives. »

Le « H » est désormais invaincu depuis 7 matchs toutes compétitions confondues. Comment expliques-tu cette spirale positive ?
« Chaque jour, notre complicité, notre complémentarité dans le jeu augmentent. Nous formons désormais un vrai collectif uni, et l’alchimie se fait entre les cadres du groupe et les nouveaux joueurs. Défensivement et offensivement, on ressent clairement une amélioration à chaque sortie. »

Nantes va recevoir par deux fois en 3 jours à la Trocardière (Dunkerque mercredi, puis Nexe en EHF Cup samedi). Peut-on parler de semaine clé ?
« Tous les matchs sont importants, mais c’est certain qu’on a une belle carte à jouer cette semaine. Samedi, il s’agira d’un match capital pour nous, dans l’optique de continuer tous ensemble notre aventure européenne. On doit décrocher ce billet pour la phase de poules. Avant cela, on défiera Dunkerque, et là aussi c’est un vrai grand rendez-vous, qui doit nous permettre de continuer à grappiller des places au classement. »

PAPIER

Quand on évoque le style Rodrigo Salinas, on pense immédiatement à ta détente hors-norme. D’où vient le secret ?
« Je n’ai pas de recette miracle (sourire). Depuis tout petit, j’ai cultivé cela, mais évidemment tout s’améliore avec la pratique quotidienne. C’est un peu ma marque de fabrique, ça me donne un plus c’est vrai, mais heureusement, car je ne fais pas 2 mètres ! (Rires) »

Avec un peu de recul maintenant, comment analyserais-tu le championnat français, par rapport à ce que tu as connu auparavant ?
« La LNH est un championnat très relevé, où tout est envisageable à chaque match, ce qui lui donne un caractère très attractif. On sent que c’est très professionnel, et l’aspect tactique plus déterminant que ce que j’ai pu connaitre récemment en Roumanie, sous le maillot de Bucarest. Ces deux aspects rendent ce championnat très compétitif, et c’est pour cela que tant de joueurs étrangers souhaitent évoluer en France. »

Dans 2 jours maintenant, Dunkerque se présentera à la Trocardière. Comment prépare-t-on ce type de match, intercalé entre deux rencontres européennes ?
« Comme toutes les autres affiches de championnat, à savoir avec le plus de sérieux possible. En plus, on jouera à la maison, alors on doit être à 100%. Ce match de mercredi doit nous permettre de bonifier nos précédentes sorties en championnat, notamment à Ivry, et a pour objectif de nous faire grandir en tant qu’équipe. Il s’agira du premier obstacle de la semaine, et gagner nous donnerait un maximum de confiance avant le défi qui nous attend samedi en Coupe d’Europe. »

 Pour finir, un mot sur l’ambiance que tu découvres, ici, lorsque vous évoluez à Nantes ?
« Honnêtement, c’est très très fort ! A chaque match, on est poussé pendant 60 minutes par notre public, c’est un vrai plus pour l’équipe. A titre personnel, je n’avais jamais connu pareille ferveur, alors j’en profite au maximum ».