L’entretien du lundi : Florian Delecroix

Tout juste revenu de Saint-Raphaël, Florian Delecroix a répondu à nos questions à sa descente de l’avion. On lance donc cette dernière semaine de compétition en 2015 par cet entretien tout en spontanéité avec le numéro 17 nantais.

Florian, après deux confrontations successives face à Paris puis Saint-Raphaël, comment analyses-tu cette semaine intensive que vous venez de vivre ?
« Le challenge était forcément compliqué, puisqu’on avait face à nous les deux premiers du championnat. Il fallait tout donner pour ramener des points, mais cela n’a pas suffi. La motivation, l’envie étaient là, mais cela n’a pas voulu sourire. Sur ces deux chocs, le constat est le même : on a globalement su répondre, on a fait jeu égal, mais on a mal négocié les fins de match. On a eu les opportunités pour faire la différence, mais on n’a pas su marquer dans les moments clés. On a péché dans la finition contre Paris, et hier à Saint-Raphaël, on n’a pas su rester dans le rythme dans les 5 dernières minutes. A l’arrivée, il y a un peu de déception car on était bien concerné. »

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Quels sont les motifs de satisfaction sur cette première partie de saison, qui laissent entrevoir de belles choses pour la phase retour ?
« On a réussi à enchainer 9 matchs consécutifs sans la moindre défaite, ce qui n’est pas négligeable. On l’a vu dès les premières journées : ce championnat est indécis, très serré, et on pourrait très bien se retrouver à la 6e place aujourd’hui. Il ne nous manque pas grand-chose pour rivaliser avec les premiers, tout se joue sur la constance et des détails. Ces dernières semaines, le jeu était beaucoup plus fluide, on a senti une nette progression. Si l’on continue dans ce sens, on devrait pouvoir retrouver rapidement la première partie de tableau, d’autant que le calendrier nous sera un peu plus favorable en 2016. »

A titre personnel, on sent que tu es monté en puissance, comme hier, avec 6 buts à la clé…
« C’est vrai, je me sens davantage libéré, je suis plus en confiance. Lorsque l’on joue relâché, on prend plus d’initiatives et c’est clairement ce que j’essaie de faire. J’arrive à mieux trouver mes partenaires aussi. Je pense à Nicolas Tournat, même si avec lui c’est un peu différent car je joue à l’instinct, je le connais très bien. Avec les demi-centres aussi on a nos repères, et au fil des matchs tout devient plus facile dans les combinaisons. J’ai une affinité avec eux car mon jeu m’amène à rentrer assez souvent vers l’intérieur. »

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Il reste un dernier match à disputer en 2015, samedi soir, avec un derby au programme sur le parquet du CPB Rennes. On imagine que dans cette compétition vous aurez l’intention de répéter l’aventure de la saison dernière…
« On doit aborder ce match avec un maximum de sérieux et de concentration, car débuter à l’extérieur chez un adversaire de division inférieure (N1) reste toujours un piège. On doit donner le tempo et prendre du plaisir, pour passer ce tour. C’est certain, cette année encore on a envie d’aller loin, après la finale disputée la saison dernière. »

Enfin, une dernière question un peu plus décalée. Quel cadeau te ferait plaisir sous le sapin pour Noël ?
« Je vais dire un but de handball, histoire de ne pas perdre le rythme pendant les fêtes de fin d’année ! » (Rires)