L’entretien du lundi : Sime Ivic

Arrivé vendredi dernier à la Trocardière, Sime Ivic prend ses marques au fil des séances dans le groupe nantais. Juste avant l’entrainement, notre néo-Violet s’est prêté au jeu des questions-réponses, à deux pas du parquet. Extraits.

Sime, quelles sont tes toutes premières sensations dans cette nouvelle aventure ?
« Pour le moment, tout se passe très bien. Je n’arrive pas en terre inconnue car j’ai évoqué Nantes avec beaucoup d’habitués du championnat de France, et on m’a toujours vanté les qualités de ce club. Honnêtement, depuis que je suis arrivé ici, j’ai pu vérifier ce que l’on m’avait dit : les infrastructures sont superbes, tout est réuni pour ne penser qu’au handball et performer. J’ai également eu un premier contact positif avec le coach, qui m’a précisé le plan de jeu et ses attentes. »

Comment qualifierais-tu le « style Ivic » ?
« J’aime tenter ma chance et prendre régulièrement le shoot pour faire la différence. Essayer de forcer le verrou adversaire est une de mes caractéristiques, mais je me mets surtout au service du collectif. Trouver des failles, servir mes partenaires, me rendre disponible sur l’aile : voilà ce qui me motive à chaque partie. Bien évidemment, je suis aussi très concentré sur ma tâche défensive, pour que l’on forme un vrai bloc équipe sur les phases de repli. C’est en tout cas ce que j’espère apporter au quotidien à mes nouveaux partenaires. »

SIMIC-ACTU

Que connaissais-tu de Nantes avant de t’engager pour cette demi-saison ?
« C’est un clin d’oeil du destin, mais j’ai justement joué contre le « H » cet été en match amical, sous le maillot du RK Celje. J’avais déjà pu me rendre compte de la qualité de l’effectif sur le terrain. En me renseignant depuis auprès de Gorazd Skof notamment, il m’a confirmé que Nantes était une place forte du handball en France. Certes, le classement actuel n’est pas significatif (10e de LNH), mais nous restons en embuscade à 4 petits points du 4e. Il s’agit là d’un vrai challenge à relever. »

Quels sont tes objectifs dans les mois à venir, d’un point de vue collectif ?
« Je suis venu ici pour aider l’équipe à relever tous les défis à venir, et ils vont être nombreux dans les prochaines semaines ! L’idée est bien évidemment de recoller dans le haut de tableau en D1. Le championnat de France est pour moi une vraie référence, il y a énormément de joueurs de talent, des grosses cylindrées qui s’affrontent toutes les semaines. Cette expérience va me faire grandir, à coup sûr. Remporter un titre avec Nantes serait le top, et comme nous allons recevoir les finales de l’EHF Cup, j’espère que nous aurons l’occasion de briller aussi sur la scène européenne. C’est la grosse motivation collective pour cette année ».

PAPIER

Tu as récemment préparé l’Euro avec la sélection croate, avant finalement de ne pas être retenu pour disputer ce tournoi. Comment as-tu vécu cet épisode ?
« Ça a été très intéressant de préparer ce grand rendez-vous avec mes compatriotes, de vivre ces quelques jours en immersion. Certes je ne suis finalement pas de l’aventure, et j’ai vécu cela comme une déception lorsque je l’ai appris, car jouer pour son pays a toujours une saveur particulière. Mais avec quelques jours de recul, je dois dire que démarrer un nouveau challenge ici à Nantes m’a très vite remobilisé et que je suis d’attaque ! Quant à l’Euro, je vais continuer à le suivre à distance, et je resterai un fidèle supporter de la Croatie tout au long de la compétition. »

Pour finir, sais-tu que dans cette salle, la ferveur rythme chaque sortie du « H » à domicile ?
« Oui, j’ai cru comprendre que le public avait un vrai rôle ici, et qu’il y avait 4000 fans derrière l’équipe à chaque fois, c’est grandiose ! Je pense que je vais m’imprégner rapidement de cette ambiance, car on va disputer quatre matchs à la maison au mois de février. J’ai hâte de goûter à cela, en espérant que le public soit servi en ce début d’année 2016… »

#WelcomeSime #TousH