L’entretien du lundi : O’Brian Nyateu

2016 a coïncidé avec le « comeback » d’O’Brian Nyateu, de nouveau opérationnel. En cette fin février, le numéro 8 violet revient pour nous sur son retour à la compétition et sur la vague nantaise qui semble inarrêtable depuis quelques semaines !

O’Brian, pour commencer, comment te sens-tu physiquement après avoir été éloigné des terrains ?
« J’avais une lésion à la cuisse gauche, qui m’a écarté effectivement des parquets pendant un mois et demi. Je ne suis pas encore à 100% forcément, mais je me sens de mieux en mieux. J’ai avancé étape par étape, et après avoir repris progressivement avec le groupe à l’entrainement, j’ai de nouveau goûté à la compétition. Avec l’enchaînement des matchs et notre calendrier très serré, le staff souhaite privilégier la récupération. Il me faudra encore un peu de temps avant d’être en forme optimale, mais je suis sur la bonne voie. »

Tu as d’ailleurs repris en match officiel face à OCI Lions au poste de…pivot. L’occasion pour Thierry Anti de mettre une nouvelle fois en avant ta polyvalence !
« C’était un choix de dernière minute, car le coach avait besoin que l’on se replie rapidement. J’étais content de retrouver le terrain, et j’ai essayé d’apporter ce que je pouvais dans ce match de Coupe d’Europe. Au niveau des repères, ça a été, j’ai déjà joué à ce poste par intermittence en début de saison, et cela m’arrive parfois aussi à l’entrainement. Cette idée de Thierry Anti est venue comme cela, alors j’ai foncé ! »

PAPIER

Vous aviez annoncé vouloir être performants d’entrée en 2016, mais comment expliques-tu ce début d’année canon, avec à la clé un niveau de jeu quasi irrésistible ?
« On n’avait pas réalisé une bonne préparation l’été dernier, et l’effectif a également été ajusté, donc il fallait un temps d’adaptation à chacun, pour prendre le pli d’un point de vue collectif. A la trêve on a fait un constat : il faillait clairement recréer une cohésion dans le jeu. On savait qu’on avait les joueurs pour que le jeu soit fluide, pour que l’on prenne du plaisir tous ensemble et que l’on performe, et aujourd’hui cela se met en œuvre. Nos deux recrues hivernales (Sime Ivic et Uros Bundalo) ont clairement déjà apporté un plus, et cela a redynamisé le groupe. Avant chaque rencontre, il y a une vraie sélection et il faut donc se battre au quotidien pour faire partie des 14 joueurs convoqués. A l’arrivée, on vient d’enchainer 5 succès consécutifs, on est reparti sur de très bonnes bases, mais il ne faut pas s’emballer. On nous a peut-être trop vite oubliés après une première partie de saison en demi-teinte, alors à l’inverse on doit garder la tête froide après ce bon démarrage en 2016. »

A titre personnel, quelles seront tes ambitions d’ici juin, avec tous les challenges à venir ?
« A court terme, retrouver du rythme et reprendre confiance en mon jeu et en mes qualités seront mes priorités. On a de gros défis à relever tous ensemble, c’est forcément très excitant, donc je veux faire partie intégrante de tout cela. A plus long terme, l’idée serait de profiter d’un maximum de temps de jeu, et donc d’apporter davantage à l’équipe. Cette semaine, je me suis bien senti, je retrouve des sensations, j’ai pu jouer sur la base arrière, tout cela est positif.»

Après deux affiches la semaine dernière (Montpellier puis Holstebro), un double rendez-vous de gala vous attend de nouveau dans les prochains jours. Ce sera cette fois en déplacement sur les parquets de Cesson puis de Göppingen.
« Oui, et on a vraiment envie de surfer sur cette très bonne dynamique. La Coupe d’Europe est vraiment particulière, elle me tient énormément à cœur, et je garde un grand souvenir des Finales de l’EHF Cup jouées en 2013 à la maison. Je ne pensais pas avoir l’opportunité de revivre cela un jour, alors savoir que cet évènement se disputera de nouveau à Nantes trois ans plus tard gonfle forcément notre motivation. La route est encore longue, et il faudra d’abord passer par Göppingen dès samedi, et ce sera forcément un très très gros match. Et puis, dès mercredi, on devra bien négocier le derby à Cesson, qui sera un « remake » de la saison passée en quart de finale de la Coupe de France. Cette équipe nous a bousculés en début de saison en D1 (défaite du « H » 29-32), alors on est prévenu, et on s’attend à une partie très engagée, acharnée, face à une formation qui aime elle aussi agresser son adversaire défensivement. »

ACTU

Pour finir, on se replonge quelques heures en arrière et on revient sur une action marquante lors du succès face à Holstebro ce dimanche (32-23). On joue la 24e minute de jeu, et avec Alberto Entrerrios, vous nous gratifiez d’un kung fu, pour le plus grand plaisir des 4400 fans de la Trocardière. Peux-tu nous faire revivre cette séquence ?
« C’était vraiment une action à l’instinct. A ce moment de la partie, on approchait de la mi-temps et le coach venait tout juste de prendre un temps mort. Il m’a demandé de tenter quelque chose et en revenant sur le terrain, Alberto me soumet l’idée de réaliser un kung fu. J’accélère, je saute, et j’hésite jusqu’au dernier moment avant de le décaler, et je le sers finalement. C’est une combinaison qui fait plaisir au public c’est vrai, mais elle est surtout efficace ! Cette action résume bien l’état d’esprit qui anime actuellement le groupe : on prend du plaisir sur le terrain, ce qui nous permet de tenter davantage de choses, et à l’arrivée ça nous réussit plutôt bien en ce moment… »

#TousH