L’entretien du lundi : Thierry Anti [1ère partie]

Les vacances de Pâques démarrent en Loire-Atlantique et pour nos Violets aussi, c’est un peu les vacances.La trêve internationale est arrivée, et le H ne rejouera pas avant le 16 avril et un déplacement à Tremblay. L’occasion est parfaite pour établir un  bilan de ces deux mois février-mars particulièrement chargés pour nos joueurs. Et qui mieux pour l’analyser que le coach du «H» ? Thierry Anti est dans notre entretien du lundi. Une interview longue et fournie dont la deuxième partie sera en ligne demain soir.

Bonjour Thierry, nous sommes à la trêve internationale, avec un bilan globalement positif sur cette période, quelle analyse fais-tu de cette période extrêmement dense ?

Je pense que nous l’avons très bien gérée. Nous avions un calendrier énorme avec des objectifs importants. Il nous a fallu aussi hiérarchiser ces objectifs. Nous avons quand même joué 4 compétitions (Coupe de France, Coupe de la Ligue, Coupe EHF et LNH) ce qui n’est pas négligeable.

Si on fait le bilan, d’abord en championnat, nous nous sommes rétablis. Fin décembre, nous étions 10ème. Aujourd’hui, nous sommes 4ème, c’est la première satisfaction. Nous avions un deuxième objectif : nous qualifier directement pour les finales de la Coupe EHF. Et nous l’avons fait avec la manière, 1er de notre poule dans la seule où il y avait véritablement bagarre à 3 pour les deux premières places. C’est un deuxième motif de satisfaction.

En revanche, cela a été plus difficile dans les deux coupes nationales…

En Coupe de la Ligue, on a joué à Montpellier, un match compliqué en demi-finale, durant lequel il ne nous a pas manqué grand-chose. C’était déjà notre 10ème match et il était coincé entre un match de Coupe d’Europe et la réception de Chambéry. Et si tu gagnais, tu dois jouer le PSG… C’était très difficile comme timing.

C’est un peu le même constat contre Cesson en Coupe de France. Il était placé entre la victoire face à Holstebro et le déplacement à Göppingen. Déjà sur cette période, fin–février les organismes commençaient à fatiguer. Il nous a fallu gérer cette période pour obtenir les meilleurs résultats, malheureusement c’était trop difficile de le faire sur les 4 compétitions. Il fallait ménager l’équipe tout en proposant du jeu. Au final, nous nous en sommes bien sortis.

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Le « H » n’a perdu que 4 matchs au cours de ce marathon, cela aussi c’est satisfaisant ?

Oui, et puis il faut voir les matchs, tous à l’extérieur. En championnat, nous perdons contre le PSG. D’un seul but au cours d’un match très disputé (34-33). Au Final 4 de Coupe de la Ligue contre Montpellier (31-33), en Coupe de France à Cesson (28-23) et enfin contre Göppingen  (27-26) donc à chaque fois, nous avons été battu de très peu et nous avons toujours existé. Je crois que nous avons trouvé une forme de régularité dans notre jeu et dans nos performances.

La trêve arrive-t-elle au bon moment ?

On est content qu’elle soit arrivée, pour pouvoir nous reposer, penser à autre chose. On dit toujours que c’est délicat d’arrêter dans une période aussi prolifique, mais en fait, ça tombe quand même pas plus mal parce que je suis persuadé que les organismes étaient à bout… Et d’ailleurs, je n’ai pas été plus surpris que cela par la blessure d’Alberto, lors du dernier match, c’est le résultat de cette période très lourde. Et pourtant j’ai essayé de le ménager…

A ce sujet, l’infirmerie a été bien pleine ces derniers temps, de nombreux joueurs y sont passés ou y sont encore. Tu penses que les absences ont permis au groupe de se souder ?

Oui, dans une certaine mesure, cela a surement un peu joué. En trouvant notre équilibre, les joueurs ont pris conscience de leur rôle. Chacun sait ce que l’équipe attend de lui, lorsqu’il est appelé à jouer. On a un bel effectif, 18 joueurs. C’est le juste nombre lorsqu’on joue en Coupe d’Europe. Et heureusement que nous les avons. En janvier, tout le groupe s’est investi à fond pour atteindre nos objectifs, il a vraiment bien travaillé. Les blessures de certains ont simplement poussé les autres à donner davantage.

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Est-ce que la victoire mi-février contre Montpellier (27-22) a libéré l’équipe selon toi ?

Cette victoire a validé tout le travail que nous avions effectué avant. On avait déjà bien réussi début février, mais le programme n’était pas non plus insurmontable, entre deux rencontres à domicile et un déplacement chez les Néerlandais d’OCI Lions. Par contre, à partir de la victoire de Montpellier nous n’avons joué que des gros matchs, et nous avons toujours répondu présent. Et ça c’est une vraie satisfaction. Ceci dit, j’ai tendance à penser que les années se ressemblent. Si on se plonge dans nos archives, nous passons généralement une bonne période en février-mars, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que c’est autour de ma date d’anniversaire (rires). Souvent, nous nous sommes rééquilibrés à la fin février et derrière nous avons enchainé. Cela a été aussi le cas cette année.

La suite de l’entretien du lundi, axée sur la fin de saison du «H», c’est demain sur notre site.

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